La
fédération Rhône-Alpes pour la
protection
de la
nature (FRAPNA) est une association
reconnue d’utilité publique dans le domaine de la
protection de la nature. Elle
siège dans différentes commissions afin de
représenter les intérêts des
protecteurs de la nature. C’est une
fédération d’association qui compte des
adhérents et des sections dans les 8 départements
de la région Rhône-Alpes. La FRAPNA
section Rhône compte
environ 500 adhérents ainsi que 12 salariés, son
siège est situé a
Villeurbanne.
Comment
s’est développée votre association, de
la
création jusqu’à
aujourd’hui ?
La
Fédération
Rhône-Alpes pour la protection de la
nature (FRAPNA) section
Rhône est née en 1966 sous le nom de COSILYO
à l’initiative d’un
écologiste
scientifique M. Lebreton. Cette association prendra ensuite le nom de
FRAPNA-Rhône. La naissance de la FRAPNA-
Rhône est étroitement
liée à la création du 1
er
parc national en 1963 : celui de la Vanoise
qui a entraîné une volonté de
protection
plus forte de la nature.
Quelles
ont été vos réalisations ou actions
principales dont vous aimeriez nous faire part, dont vous
êtes le plus
fier ?
Nous avons
participé à la réalisation de la carte
verte de Villeurbanne qui consiste à
localiser les zones écologiquement sensibles et à
recenser les acteurs de la
protection de la nature.
Ce dont nous
sommes le plus fier, c’est que chaque année nous
parvenons à sensibiliser près
de 40 000 enfants des écoles à
l’environnement grâce à nos actions
d’éducation à l’environnement. Enfin,
nous
pensons que l’idée de sensibilisation à
la nature passe aussi par l’art alors
dans le passé nous faisions une biennale
d’art
naturaliste remplacée cette année par
l’exposition «
Brins d’art ».
En
quoi consistent plus précisément vos
activités et
comment se traduisent-elles sur le terrain ?
Nous
avons différents secteurs
d’activités :
-
Un
pôle d’éducation à
l’environnement avec 7
animateurs salariés concernant des activités
pédagogique sur 80 thèmes
différents afin de leur faire
prendre conscience de l’importance de
l’environnement qui les entoure.
-
Un
pôle de veille écologique avec 3
techniciens
naturalistes qui réalisent des études, des
inventaires à la demande des
collectivités territoriales (communes du
département du Rhône ainsi
que la
COURLY,
le département du
Rhône et la région Rhône-Alpes). Nous
pouvons
prendre comme exemple le castor
dont nous surveillons l’évolution ainsi que
l’habitat car il est très
menacé au
sein du Grand Lyon étant donné la forte
urbanisation de
ce secteur.
- Nous
intervenons également lors d’aménagement
pour étudier les problèmes environnementaux qui
pourraient être présents
(participation à la réalisation
d’étude d’impact sur
l’environnement …)
Quels
sont vos projets actuels et
futurs ?
En
ce moment, nous nous concentrons sur la lutte contre
les projets autoroutiers autour de Lyon (A45 notamment) qui vont avoir
un
impact non négligeable sur la nature car il passe dans des
secteurs plutôt
préservés. De plus, nous sommes
préoccupés par la pollution du Rhône
par les
polychlorobiphényles
(PCB), produits très toxiques et se
dont la présence dans le fleuve se répercute sur
la totalité des espèces.
Notre plus
grand projet pour le futur est de retrouver des adhérents,
renouveler notre
journal mensuel ce qui nous permettrait
d’améliorer notre image.