Notre association
à pour but l’étude et la protection des
animaux sauvages et de leurs milieux. Des oiseaux bien sûr, comme notre
nom l’indique,
mais également des mammifères, batraciens et
autres. Nous fonctionnons sous
mode fédéral, il y a une section CORA ou LPO dans
chacun des 8 départements rhonalpins
que nous fédérons. La
fédération ne fait pas
d’éducation à la Nature, se sont
nos sections départementales qui en ont la charge.
Comment
s’est développée votre association, de
la
création jusqu’à
aujourd’hui ?
Le CORA a
été créé il y a bientôt
cinquante ans (1959) par
des universitaires lyonnais. Puis très vite, il a pris
une dimension
régionale. Les mammifères sont venus rapidement
rejoindre les oiseaux au centre
des préoccupations du CORA. Puis plus tard le reste de la
faune.
Initialement le
CORA était une association qui se consacrait
exclusivement à l’étude, mais
l’état de conservation des espèces
comme des
milieux naturels ou ruraux est rapidement devenu une
préoccupation importante.
Le CORA s’y est attelé.
Quelles
ont été vos réalisations ou actions
principales dont vous aimeriez nous faire part, dont vous
êtes le plus
fier ?
En 1977 le CORA a
été
la première association ornithologique
à publier un atlas régional des oiseaux nicheurs.
En
2002, nous étions la
première association à réaliser un
second atlas,
permettant ainsi, 25 ans après,
de prendre l’ampleur de l’évolution de
l’état de conservation des espèces.
Heureusement, toutes les espèces ne sont pas en
régression, même s’il y en a
malheureusement beaucoup dont les populations ont nettement diminuées. Parmi
les espèces dont les effectifs ont progressé, il
faut
noter de nombreuses
espèces de rapaces, qui ont
bénéficié du
statut d’espèces protégées.
N’étant
plus chassées, ces espèces ont lentement
reconstitué leurs effectifs.
Mais
cela n’a pas été le cas de toutes les
espèces. Le très rare Aigle de Bonnelli
(seulement une vingtaine de couples
pour l’ensemble du pays) n’est présent
que dans le sud de l’Ardèche ou depuis
plus de vingt ans, le CORA a pris en charge les deux derniers couple de
la
région, et y développe des mesures de protection
des milieux qui sont
indispensable à l’écologie de ce
superbe rapace.
En
quoi consistent plus précisément vos
activités et
comment se traduisent-elles sur le terrain ?
Les
bénévoles du CORA
passent beaucoup de temps sur le
terrain pour y faire des observations. Toutes ces observations sont
notées,
puis intégrées à une base de
données. Cela
depuis bientôt cinquante
ans. C’est
là une source extraordinaire pour les études que
nous
menons, ou celles qui
sont réalisées par diverses structures
scientifiques
(Muséum, CNRS…). Ces
données nous servent également très
souvent
à la protection de milieux menacés.
Quels
sont vos projets actuels et
futurs ?
Le
CORA travaille
actuellement à l’établissement
d’une liste rouge des espèces menacées
en
Rhône-Alpes. Nous appliquons pour cela un protocole
européen qui nous permettra
une cohérence avec les autres régions
européennes. La longue expérience que
nous avons acquise, plus une très forte valorisation du
travail de nos
bénévoles nous permet de réaliser ce
type de synthèse scientifique. Il nous
restera bien entendu ensuite à savoir alerter les pouvoirs
publics pour la sauvegarde
des espèces menacées… Et de les faire
passer des discours sur la biodiversité
et l’écologie aux mesures concrètes. Et
urgentes…